Ce que veut dire la classe A
Un logement classé A consomme jusqu'à 70 kWh/m²/an d'énergie primaire et émet jusqu'à 6 kg CO₂/m²/an. Le diagnostic le décrit comme un logement extrêmement performant.
Un logement classé A atteint le niveau des constructions les plus récentes et des rénovations les plus complètes. En pratique, il combine une isolation continue, une ventilation maîtrisée et un chauffage peu émetteur, le plus souvent une pompe à chaleur ou un raccordement à un réseau de chaleur.
L'étiquette retenue est toujours la moins bonne des deux calculées, celle de la consommation d'énergie et celle des émissions de gaz à effet de serre. Un logement très bien isolé mais chauffé au fioul ne sera donc pas classé A : c'est le climat qui le fera redescendre.
Depuis l'arrêté du 25 mars 2024, les seuils sont assouplis pour les logements de moins de 40 m², dont la méthode de calcul pénalisait mécaniquement la production d'eau chaude rapportée à la surface.
Combien de logements sont classés A en France
Sur les 14 842 006 diagnostics enregistrés dans la base officielle de l'ADEME que nous exploitons, 220 758 portent l'étiquette A, soit 1,5 % du parc diagnostiqué.
Cette part décrit le parc diagnostiqué depuis juillet 2021, c'est à dire principalement les logements vendus ou mis en location, et non le parc français dans son ensemble. La répartition commune par commune donne le détail pour un secteur précis.
Peut-on louer un logement classé A ?
Oui, sans aucune restriction.
La loi Climat et Résilience ne vise que les classes E, F et G. Un logement classé A se loue librement, son loyer peut être révisé selon les règles de droit commun, et aucun audit énergétique ne conditionne sa mise en location.
L'étiquette reste obligatoire dans l'annonce et dans le bail, avec la mention des deux échelles et de l'estimation des dépenses annuelles d'énergie.
Le calendrier des interdictions de location
- 1er janvier 2025 : Les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location.
- 1er janvier 2028 : Les logements classés F rejoindront cette interdiction.
- 1er janvier 2034 : Les logements classés E la rejoindront à leur tour.
Ce calendrier vaut pour la France métropolitaine. Les départements et régions d'outre-mer suivent des échéances propres, plus tardives.
Vendre un logement classé A
Aucun audit énergétique n'est exigé à la vente d'un logement classé A. Le DPE suffit, et il doit dater de moins de dix ans.
L'étiquette A est un argument de prix. Les travaux de rénovation les plus lourds sont derrière le vendeur, et l'acheteur le sait : il n'aura ni mise aux normes locative à financer, ni échéance réglementaire à anticiper.
Quand l'audit énergétique devient obligatoire
- 1er avril 2023 : classes F et G.
- 1er janvier 2025 : classe E.
- 1er janvier 2034 : classe D.
L'audit énergétique concerne les logements en monopropriété situés en France métropolitaine. Il vient en plus du DPE, il ne le remplace pas.
Améliorer un logement classé A
Il n'y a rien à corriger pour la réglementation. Le seul enjeu qui subsiste est le confort d'été, que le DPE mesure séparément et qui n'entre pas dans l'étiquette : un logement très isolé mais mal protégé du soleil peut surchauffer.
Si le logement a été construit après 2021 et qu'il est classé A, la question de la surchauffe estivale mérite d'être posée au diagnostiqueur au moment du diagnostic.
Avant d'engager des frais, le simulateur DPE gratuit donne un ordre de grandeur de la classe, et la recherche dans la base ADEME permet de retrouver le diagnostic déjà enregistré pour un logement.
Le barème complet des sept classes
| Classe | Énergie (kWh/m²/an) | Climat (kg CO₂/m²/an) |
|---|---|---|
| Classe A | jusqu'à 70 | jusqu'à 6 |
| Classe B | de 71 à 110 | de 7 à 11 |
| Classe C | de 111 à 180 | de 12 à 30 |
| Classe D | de 181 à 250 | de 31 à 50 |
| Classe E | de 251 à 330 | de 51 à 70 |
| Classe F | de 331 à 420 | de 71 à 100 |
| Classe G | plus de 420 | plus de 100 |
L'étiquette retenue est toujours la moins bonne des deux. Ces seuils sont assouplis pour les logements de moins de 40 m² depuis l'arrêté du 25 mars 2024, et le calcul de la part électrique a changé au 1er janvier 2026.